Vaccin Hexavalent : Ce à Quoi S’Attendre Après l’Injection
GUIDE PRATIQUE | Temps de lecture : 13 minutes | par Jade Perrin
📋 Plan de l’article
1. Avant l’injection : ce que protège le vaccin, et le calendrier
• Six maladies, une injection
• 2, 4 et 11 mois : obligatoire pour les enfants nés depuis 2018
• Prématuré : une vigilance dans les 48 heures
2. Après l’injection : les réactions les plus fréquentes
• Au point d’injection : douleur, rougeur, gonflement
• Fièvre et irritabilité : les premiers jours
• Que faire : surveiller, soulager seulement si bébé est gêné
3. Quand consulter, et comment signaler
• Les signes à ne pas attendre
• Avant la dose suivante : en parler au médecin
• Signaler un effet indésirable
Le premier rendez-vous vaccinal de votre bébé approche, ou l’injection vient d’avoir lieu, et vous guettez chaque pleur. C’est normal : ce vaccin est le premier d’une série. Voici ce qu’il protège, les réactions les plus fréquentes après l’injection, et les signes pour lesquels il ne faut pas attendre.
Précision de méthode : cet article s’appuie sur le calendrier du ministère de la Santé, sur ameli.fr, sur Infovac (groupe d’experts en vaccination), sur les résumés des caractéristiques de produits et sur les pédiatres de l’AFPA. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre sage-femme. Ne retardez ou n’écartez aucune vaccination sans leur avis.
1. Avant l’injection : ce que protège le vaccin, et le calendrier

Six maladies, une injection
Vérité fondamentale : selon le calendrier des vaccinations du ministère de la Santé, les nourrissons reçoivent un vaccin combiné hexavalent (DTCaPolio-Hib-HBV), qui protège contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B. Une seule injection protège contre six maladies, au lieu de piqûres séparées.
2, 4 et 11 mois : obligatoire pour les enfants nés depuis 2018
Astuce : d’après le calendrier d’avril 2026, la primovaccination comporte deux injections, à 2 mois (8 semaines) et à 4 mois, suivies d’un rappel à 11 mois. Selon ameli.fr, jusqu’à fin 2024, onze vaccins étaient obligatoires chez les enfants nés après le 1er janvier 2018 ; depuis janvier 2025, la vaccination contre les méningocoques ACWY, qui remplace celle contre le méningocoque C, et celle contre le méningocoque B sont devenues obligatoires. Selon Infovac, il n’y a pas de délai maximum entre deux doses : en cas de retard, il est inutile de recommencer tout le schéma. Selon ameli.fr, les vaccinations obligatoires et recommandées peuvent être faites gratuitement dans les services de PMI jusqu’à 6 ans : voyez notre article sur la PMI.
Prématuré : une vigilance dans les 48 heures
Affirmation clé : selon le calendrier du ministère, un bébé prématuré est exposé à un risque spécifique de désaturations, d’apnées et de bradycardies dans les 48 heures suivant la première injection des vaccins hexavalent et pneumococcique. Selon le calendrier d’avril 2026, elles sont particulièrement indiquées chez lui, en raison du risque accru de complications de ces maladies. Si votre enfant est né prématuré, parlez-en à l’équipe qui le suit, avec notre article sur la naissance prématurée.
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2. Après l’injection : les réactions les plus fréquentes

Au point d’injection : douleur, rougeur, gonflement
Vérité universelle : selon le résumé des caractéristiques de l’un des vaccins hexavalents, la douleur, la rougeur et un gonflement localisé de moins de 5 cm au point d’injection sont très fréquents. Un gonflement de plus de 5 cm ou un durcissement sont fréquents, et un gonflement de tout le membre vacciné est rare. Pour ces gonflements étendus, la même source indique une disparition en moyenne en 4 jours. Selon le résumé d’un autre vaccin hexavalent, les larges réactions apparaissent 24 à 72 heures après la vaccination.
Fièvre et irritabilité : les premiers jours
Astuce : selon le résumé du premier vaccin, la fièvre de 38 °C ou plus est très fréquente, et celle de plus de 39,5 °C fréquente. D’après le résumé du second, l’irritabilité et les pleurs figurent parmi les réactions les plus rapportées. Selon Infovac, une réaction locale ou plus générale touche 5 à 15 % des cas et la fièvre est généralement inférieure à 39 °C. Les chiffres varient selon les vaccins et les études : retenez que ces réactions sont courantes et passagères.
Que faire : surveiller, soulager seulement si bébé est gêné
Affirmation clé : dans une réponse sur mpedia.fr, le Dr Andréas Werner, pédiatre et ancien président de l’AFPA, juge la fièvre normale et recommande un traitement uniquement en cas d’inconfort après la vaccination, quelle que soit la température : si l’enfant pleure beaucoup ou semble gêné, on peut donner du paracétamol. Faites calculer la dose avec votre médecin ou votre pharmacien, selon le poids. Selon mpedia.fr, si l’enfant est malade ou fiévreux le jour prévu, le médecin peut conseiller de reporter de quelques jours.
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3. Quand consulter, et comment signaler

Les signes à ne pas attendre
Vérité fondamentale : le résumé des caractéristiques du premier vaccin cite, dans les 48 heures après une injection, une fièvre de 40 °C ou plus sans autre cause, un collapsus ou état de choc, ou des cris persistants et inconsolables pendant 3 heures ou plus. Il cite aussi des convulsions dans les 3 jours : ce sont des événements rares, qu’il demande de prendre en compte avant une dose suivante. Selon Infovac, des convulsions fébriles ont été rapportées, surtout après le rappel, et une réaction allergique très rare se manifeste généralement par une rougeur généralisée ou des démangeaisons. Consultez sans attendre pour l’un de ces signes. En cas de convulsions, de malaise, de pâleur marquée ou de difficulté à respirer, appelez le 15 : c’est notre conseil. Voyez nos signaux d’alerte chez bébé.
Avant la dose suivante : en parler au médecin
Astuce : selon mpedia.fr, une réaction allergique grave à une précédente vaccination est une contre-indication absolue, et elle est exceptionnelle, moins d’une fois sur un million de vaccins. Une réaction importante, comme un collapsus dans les 48 heures, des cris persistants de 3 heures ou plus, ou des convulsions dans les 72 heures, demande de discuter la balance risque-bénéfice, et la vaccination pourra le plus souvent se poursuivre. Selon ameli.fr, une contre-indication médicale donne lieu à un certificat qui vise une vaccination précise, pas l’ensemble des vaccins.
Signaler un effet indésirable
Affirmation clé : selon l’ANSM, le patient ou son représentant, comme le parent d’un enfant, peut déclarer un effet indésirable sur le portail signalement.social-sante.gouv.fr, et le signalement est transmis au centre régional de pharmacovigilance. Notez, c’est notre conseil, la date, le nom du vaccin, le numéro de lot s’il est indiqué et ce que vous avez observé. Selon Vaccination Info Service, tout médecin, sage-femme, chirurgien-dentiste ou pharmacien a l’obligation de déclarer un effet indésirable suspecté dont il a connaissance : vous pouvez donc aussi en parler à votre sage-femme. Pensez à tout noter dans le carnet de santé.
❓ Questions fréquentes sur le vaccin hexavalent
Q1 : Le vaccin hexavalent est-il obligatoire ?
Réponse : oui, pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018, avec deux injections à 2 et 4 mois et un rappel à 11 mois.
Q2 : Quelles sont les réactions les plus fréquentes ?
Réponse : douleur, rougeur ou gonflement au point d’injection, fièvre et irritabilité, le plus souvent passagères.
Q3 : Faut-il donner du paracétamol systématiquement ?
Réponse : un pédiatre de l’AFPA recommande de ne le donner qu’en cas d’inconfort après la vaccination, avec une dose calculée selon le poids par votre médecin ou pharmacien.
Q4 : Quand faut-il consulter ?
Réponse : pour une fièvre de 40 °C ou plus, des cris inconsolables de 3 heures ou plus, un malaise, des convulsions ou une rougeur généralisée avec démangeaisons. En cas de malaise ou de convulsions, appelez le 15.
Q5 : Que faire si j’ai pris du retard sur le calendrier ?
Réponse : selon Infovac, il n’y a pas de délai maximum entre deux doses et il est inutile de recommencer tout le schéma. Prenez rendez-vous avec votre médecin ou la PMI.
Conclusion : se préparer, surveiller, demander
Le vaccin hexavalent protège contre six maladies et s’accompagne le plus souvent de réactions simples et passagères. Connaître ces réactions, et les quelques signes qui exigent un avis rapide, permet d’attendre les jours qui suivent avec moins d’inquiétude.
Notez la date, surveillez bébé, soulagez-le s’il est gêné, et appelez sans hésiter en cas de doute.
Et pour garder une trace de cette première année, Baby Journal vous accompagne au fil du développement de votre enfant, comme dans notre calendrier du développement.
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