Comment gérer les crises de colère de bébé entre 18 et 36 mois ?

9 February 2026by Jade Perrin

 

⏱️ Temps de lecture : 12 minutes

Les crises de colère chez les tout-petits entre 18 et 36 mois sont l’une des phases les plus déroutantes de la parentalité. Votre enfant, hier encore si calme, se roule maintenant par terre au supermarché, hurle pour un simple “non”, ou lance ses jouets avec une rage que vous ne lui connaissiez pas. Rassurez-vous : ces comportements sont non seulement normaux, mais également essentiels à son développement émotionnel.

Cette période, souvent appelée le “terrible two”, correspond à une étape cruciale où votre enfant découvre son autonomie, teste les limites, et apprend à gérer des émotions qu’il ne comprend pas encore. Les crises de colère de bébé à 18 mois ne sont pas des caprices, mais l’expression d’une immaturité cérébrale normale : le cortex préfrontal, responsable de la régulation émotionnelle, ne sera mature qu’autour de 25 ans.

Dans cet article, vous découvrirez pourquoi ces crises surviennent, comment les anticiper, et surtout comment réagir avec bienveillance tout en posant des limites claires. Vous apprendrez également à distinguer les crises normales des signaux qui nécessitent une attention particulière.

L’objectif ? Transformer ces moments difficiles en opportunités d’apprentissage, pour votre enfant comme pour vous.

1. Comprendre les crises de colère : pourquoi mon bébé réagit-il ainsi ?

Avant de chercher à gérer les crises de colère, il est essentiel de comprendre leur origine. Ce n’est ni un défaut d’éducation, ni un problème de comportement, mais bien une étape développementale normale et universelle.

Le développement cérébral entre 18 et 36 mois

Entre 18 et 36 mois, le cerveau de votre enfant connaît une croissance explosive. Les connexions neuronales se multiplient à une vitesse impressionnante, mais toutes les zones cérébrales ne se développent pas au même rythme. C’est précisément ce décalage qui explique les crises de colère.

Le système limbique, siège des émotions, est déjà très actif chez le tout-petit. Il ressent la frustration, la colère, la déception avec une intensité réelle et envahissante. En revanche, le cortex préfrontal, responsable de la régulation émotionnelle, de la planification et du contrôle de soi, est encore immature. Votre enfant vit donc des émotions puissantes sans avoir les outils neurologiques pour les gérer.

Imaginez ressentir une colère immense sans pouvoir respirer profondément, prendre du recul, ou rationaliser la situation : c’est exactement ce que vit votre tout-petit.

De plus, entre 18 et 36 mois, votre enfant découvre l’affirmation de soi. Il réalise qu’il est une personne distincte de vous, avec ses propres désirs et préférences. Cette prise de conscience est magnifique, mais elle s’accompagne d’une frustration énorme lorsque la réalité ne correspond pas à ses attentes. Il veut faire “tout seul”, mais n’y arrive pas toujours. Il veut décider, mais vous devez parfois imposer des limites pour sa sécurité.

Les déclencheurs les plus fréquents des crises de colère chez bébé

Les crises de colère ne surviennent pas par hasard. Elles sont généralement déclenchées par des situations précises, que vous pouvez apprendre à identifier pour mieux les anticiper.

La frustration liée à l’autonomie : votre enfant veut enfiler ses chaussures seul, mais n’y parvient pas. Il veut ouvrir une porte, verser son eau, choisir ses vêtements. Chaque échec peut déclencher une tempête émotionnelle, car il perçoit votre aide comme une négation de sa compétence naissante.

Les transitions et changements : arrêter une activité plaisante pour passer à autre chose est extrêmement difficile à cet âge. Quitter le parc, éteindre la télévision, ranger les jouets : ces transitions demandent une flexibilité mentale que votre enfant n’a pas encore. Il vit le moment présent de manière absolue et ne peut pas encore se projeter dans “après”.

Les besoins physiologiques non satisfaits : la faim, la fatigue, la soif, ou l’inconfort physique diminuent considérablement la capacité de régulation émotionnelle. Un enfant fatigué ou affamé a beaucoup moins de ressources pour gérer la frustration. C’est pourquoi les crises surviennent souvent en fin de journée ou avant les repas.

La surcharge sensorielle : trop de bruit, trop de monde, trop de stimulations peuvent submerger votre tout-petit. Son système nerveux encore immature ne filtre pas aussi bien que le vôtre les informations sensorielles. Un supermarché bondé, une fête d’anniversaire animée, ou une journée trop remplie peuvent déclencher des crises explosives.

Le simple mot “non” : entre 18 et 36 mois, votre enfant teste constamment les limites. Entendre “non” le confronte directement à sa dépendance et aux règles du monde extérieur. C’est une pilule difficile à avaler quand on découvre tout juste son pouvoir d’action.

Crise de colère vs caprice : quelle différence ?

Beaucoup de parents se demandent si leur enfant fait vraiment une crise ou s’il “fait son caprice”. Cette distinction est importante, car elle influence notre manière de réagir. Pourtant, la réalité neuroscientifique est claire : avant 3-4 ans, il n’y a pas de caprice au sens manipulatoire du terme.

Une crise de colère est une décharge émotionnelle incontrôlable. Votre enfant est submergé par ses émotions et perd littéralement le contrôle de son corps et de ses réactions. Il pleure, crie, se roule par terre, tape, jette des objets, non pas par volonté de vous manipuler, mais parce qu’il ne peut pas faire autrement. Son cerveau est en mode “survie émotionnelle”.

Le “caprice”, dans le langage courant, suggère une intention calculée de vous faire céder. Or, pour avoir cette capacité de manipulation stratégique, il faudrait que votre enfant puisse : anticiper votre réaction, contrôler ses émotions suffisamment pour jouer un rôle, et planifier une stratégie. Ces compétences cognitives n’émergent que progressivement après 4 ans.

Cela ne signifie pas qu’il ne teste pas les limites ou qu’il ne recommencera pas un comportement qui a “fonctionné”. Mais pendant la crise elle-même, il souffre réellement. Il n’est pas en train de vous manipuler : il est en détresse.

Changer de perspective change tout : plutôt que de penser “il me fait tourner en bourrique”, essayez “il traverse une tempête émotionnelle et a besoin de moi pour apprendre à naviguer dedans”.

Parent réconfortant un enfant en crise de colère avec bienveillance

2. Anticiper et prévenir les crises de colère au quotidien

Si les crises de colère sont inévitables, leur fréquence et leur intensité peuvent être réduites grâce à un environnement adapté et une observation attentive de votre enfant. La prévention est la clé d’une parentalité plus sereine.

Créer un environnement sécurisant et prévisible

Les tout-petits se sentent en sécurité dans un cadre prévisible. Cela ne signifie pas une rigidité absolue, mais plutôt une structure quotidienne dans laquelle votre enfant peut se repérer. Les routines donnent des points d’ancrage qui rassurent et diminuent l’anxiété.

Des horaires réguliers : essayez autant que possible de maintenir des horaires stables pour les repas, les siestes, le bain et le coucher. Un enfant fatigué ou affamé est beaucoup plus susceptible de “craquer” à la moindre frustration. La régularité aide son horloge interne à se synchroniser et à anticiper ce qui va suivre.

Des transitions annoncées : prévenez votre enfant quelques minutes avant un changement d’activité. “Dans 5 minutes, on range les jouets” est plus facile à accepter qu’un “c’est fini, on range maintenant” brutal. Vous pouvez utiliser un timer visuel, une chanson rituelle, ou simplement compter ensemble. Cette préparation mentale aide votre enfant à se détacher progressivement de son activité.

Un environnement adapté : aménagez votre maison pour favoriser l’autonomie sans danger. Des patères à sa hauteur, des verres incassables qu’il peut manipuler seul, des jouets accessibles dans des bacs faciles à ouvrir : chaque petite victoire d’autonomie diminue la frustration quotidienne. Plus votre enfant peut faire “seul” en toute sécurité, moins il y aura de conflits.

Des choix encadrés : proposez des alternatives plutôt que des interdictions absolues. “Tu veux mettre le t-shirt bleu ou le rouge ?” au lieu de “mets ce que je te donne”. Offrir des choix simples et binaires donne à votre enfant un sentiment de contrôle tout en restant dans le cadre que vous avez défini. Cela réduit considérablement l’opposition.

Repérer les signaux avant-coureurs

Apprendre à lire les signaux précoces de frustration ou de surcharge vous permet d’intervenir avant que la crise n’explose. Chaque enfant a ses propres indicateurs, mais certains sont universels.

Les signaux physiques : observez les changements corporels. Votre enfant commence à s’agiter, à gigoter, à se raidir ? Ses poings se serrent, ses sourcils se froncent, sa respiration s’accélère ? Son visage rougit ou sa mâchoire se crispe ? Ces signaux indiquent une montée de tension émotionnelle. C’est le moment d’agir, avant le point de non-retour.

Les changements de comportement : un enfant qui devient subitement très actif, qui commence à courir partout, à jeter des objets de manière répétée, ou au contraire qui se fige et refuse de bouger, vous envoie un message. De même, s’il devient subitement “collant”, pleurnichard, ou rejette systématiquement vos propositions, c’est souvent le signe d’une fatigue ou d’une surcharge.

Les contextes à risque : notez mentalement (ou par écrit dans un journal) les situations qui déclenchent régulièrement des crises. Est-ce toujours au supermarché ? Avant la sieste ? Quand vous êtes au téléphone ? En identifiant les patterns, vous pouvez soit éviter ces situations quand c’est possible, soit vous y préparer avec des stratégies adaptées.

Intervenir tôt ne signifie pas céder à tous les désirs, mais offrir un espace de décompression ou de régulation avant l’explosion. Un câlin, une pause calme, un verre d’eau, un changement d’activité peuvent suffire.

Les routines qui apaisent naturellement

Certaines routines ont un effet apaisant naturel sur les tout-petits. Elles créent des moments de connexion, de prévisibilité et de régulation émotionnelle qui diminuent le stress global de votre enfant.

Le rituel du coucher : un rituel de sommeil cohérent et apaisant (bain, histoire, câlin, berceuse) aide votre enfant à se détendre progressivement. Un enfant bien reposé gère beaucoup mieux ses émotions le lendemain. La qualité du sommeil influence directement la régulation émotionnelle.

Les moments de connexion individuelle : même 10-15 minutes par jour de jeu exclusif, sans distraction (téléphone rangé, attention totale), remplissent le “réservoir affectif” de votre enfant. Un enfant qui se sent vu, entendu et valorisé est moins en demande et moins enclin aux crises d’opposition.

Les rituels de transition : créez des petits rituels pour les moments délicats. Une chanson pour le rangement, un jeu pour mettre les chaussures, un “au revoir” aux jouets du parc avant de partir. Ces rituels transforment les transitions en moments ludiques plutôt qu’en confrontations.

Les pauses sensorielles : intégrez dans la journée des moments calmes : lecture, câlins, musique douce, jeu dans l’eau, pâte à modeler. Ces activités apaisantes permettent à votre enfant de se recentrer et de décharger le stress accumulé de manière saine.

La verbalisation émotionnelle régulière : prenez l’habitude de nommer les émotions tout au long de la journée, pas seulement pendant les crises. “Je vois que tu es content de jouer avec tes cubes”, “Tu as l’air fatigué”, “Tu es déçu que papa parte travailler”. Cette pratique quotidienne enrichit le vocabulaire émotionnel de votre enfant et l’aide progressivement à identifier ce qu’il ressent.

Routine du soir apaisante avec parent et enfant lisant ensemble

3. Gérer les crises de colère en temps réel : stratégies efficaces et bienveillantes

Même avec la meilleure prévention, les crises arriveront. Votre réaction pendant ces moments intenses est cruciale, non seulement pour apaiser votre enfant, mais aussi pour lui apprendre progressivement à gérer ses émotions.

La posture parentale pendant les crises de colère

La manière dont vous vous positionnez physiquement et émotionnellement pendant la crise influence directement son déroulement et sa durée. Votre état intérieur se communique à votre enfant, même sans paroles.

Restez calme (autant que possible) : c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout en public ou après une journée épuisante. Mais votre calme est l’ancre dont votre enfant a besoin. S’il vous voit perdre le contrôle, cela valide sa peur que la situation est effectivement hors de contrôle. Respirez profondément, relâchez vos épaules, baissez le ton de votre voix. Votre régulation devient son modèle.

Ne prenez pas la crise personnellement : votre enfant ne vous attaque pas. Il n’essaie pas de vous humilier, de vous faire du mal, ou de “gagner”. Il est submergé et vous êtes la personne la plus sûre avec qui décharger cette détresse. Paradoxalement, les crises les plus intenses surviennent souvent avec les parents, car c’est avec eux que l’enfant se sent suffisamment en sécurité pour “lâcher prise”.

Assurez la sécurité avant tout : si votre enfant se met en danger (se tape la tête, court vers une route, jette des objets dangereux), intervenez physiquement avec douceur mais fermeté. Déplacez-le dans un espace sûr, retirez les objets dangereux, ou bloquez physiquement un geste violent, toujours en verbalisant : “Je ne peux pas te laisser te faire mal. Je te tiens pour te protéger.”

Validez l’émotion, pas le comportement : “Je vois que tu es très en colère” est différent de “C’est normal de jeter tes jouets”. Validez l’émotion (la colère est légitime), mais maintenez la limite sur le comportement (jeter n’est pas acceptable). Cette distinction est fondamentale pour que votre enfant apprenne que toutes les émotions sont acceptables, mais pas tous les comportements.

Votre présence calme et contenante dit à votre enfant : “Tu es en tempête, mais je suis ton phare. Je reste stable pendant que tu traverses ça.”

Techniques de retour au calme adaptées à l’âge

Entre 18 et 36 mois, les stratégies de retour au calme doivent être simples, concrètes et sensorielles. Votre enfant n’est pas encore capable de raisonner ou de “se raisonner” pendant une crise intense.

La présence silencieuse : parfois, la meilleure intervention est de rester simplement présent, à proximité, sans parler. Trop de mots, d’explications ou de tentatives de raisonnement peuvent sur-stimuler un cerveau déjà en surcharge. Asseyez-vous près de votre enfant, montrez-vous disponible, mais laissez-le traverser la vague émotionnelle. Certains enfants ont besoin de ce temps de décharge avant d’être prêts au réconfort.

Le contact physique (si accepté) : certains enfants se calment au contact, d’autres le refusent pendant la crise. Respectez les signaux de votre enfant. S’il accepte, un câlin ferme, un bercement doux, ou simplement poser une main sur son dos peut avoir un effet apaisant. Le contact active le système parasympathique et aide à la régulation physiologique. S’il refuse, respectez cette limite et restez disponible pour quand il sera prêt.

La respiration guidée (version simplifiée) : pour les enfants proches de 3 ans, vous pouvez introduire des respirations ludiques : “On souffle les bougies d’anniversaire”, “On sent la fleur (inspirer) et on souffle le pissenlit (expirer)”, “On fait comme un lion qui rugit doucement”. Ces images concrètes rendent la respiration profonde accessible et amusante.

Le changement d’environnement : si vous êtes dans un lieu public ou stimulant, sortir de l’environnement peut aider. Aller dehors, dans une pièce calme, ou simplement changer de contexte permet parfois une “réinitialisation” sensorielle. L’air frais, un changement de lumière ou de bruit peuvent interrompre le cycle de la crise.

L’objet transitionnel : un doudou, une couverture, un jouet préféré peuvent servir d’ancrage apaisant. Offrez-le sans forcer : “Ton doudou est là si tu en as besoin.” L’objet familier active des sensations de sécurité et de confort.

Les distractions douces (avec discernement) : une fois le pic émotionnel passé (pas au cœur de la crise), une distraction peut aider : regarder par la fenêtre, observer un animal, écouter de la musique, boire de l’eau. Attention toutefois à ne pas systématiquement “distraire” pour éviter l’émotion, ce qui empêcherait l’apprentissage émotionnel.

Évitez absolument : les punitions, l’isolement forcé, les menaces, le chantage, ou les cris. Ces réactions ajoutent de la détresse à la détresse et n’enseignent rien sur la régulation émotionnelle.

Après les crises de colère : accompagner les émotions de bébé

Ce qui se passe après la crise est aussi important que votre réaction pendant celle-ci. C’est le moment où l’apprentissage émotionnel peut vraiment s’ancrer.

Reconnectez avec bienveillance : une fois votre enfant calmé, accueillez-le avec douceur. Un câlin, un sourire, des paroles apaisantes : “C’est passé. Tu vas mieux maintenant.” Montrez-lui que votre amour est inconditionnel et que la crise n’a pas abîmé votre relation. Cette réassurance est cruciale pour sa sécurité affective.

Nommez ce qui s’est passé (version simple) : avec des mots simples, aidez votre enfant à mettre du sens sur ce qu’il a vécu. “Tu étais très en colère parce que je t’ai dit non pour le gâteau. C’est difficile d’entendre non quand on a très envie de quelque chose.” Cette verbalisation aide progressivement votre enfant à construire une compréhension de ses propres émotions.

Évitez les longues leçons de morale : l’après-crise n’est pas le moment d’un long discours éducatif. Votre enfant est fatigué émotionnellement et cognitivement. Une phrase courte et claire suffit : “On ne tape pas. Si tu es en colère, tu peux dire ‘je suis fâché’ ou venir me voir.” Gardez les explications pour plus tard, dans un moment calme.

Valorisez le retour au calme : félicitez votre enfant pour être revenu au calme, même si cela a pris du temps. “Tu as réussi à te calmer. C’est vraiment bien.” Cela renforce positivement la régulation émotionnelle et montre que vous valorisez cette compétence.

Prenez soin de vous aussi : gérer une crise est épuisant. Accordez-vous un moment de récupération. Buvez de l’eau, respirez, relâchez les tensions. Vous ne pouvez pas accompagner émotionnellement votre enfant si votre propre réservoir est vide. Prendre soin de vous n’est pas égoïste, c’est une nécessité pour une parentalité durable.

Analysez sans culpabiliser : avec du recul, réfléchissez à ce qui a déclenché la crise. Y avait-il des signaux que vous auriez pu repérer ? Un besoin non satisfait ? Une situation évitable ? Cette analyse vous aide à progresser, pas à vous flageller. La parentalité est un apprentissage constant.

Parent et enfant se câlinant après une crise de colère, moment de reconnexion

❓ Questions fréquentes

À partir de quel âge les crises de colère sont-elles normales ?

Les crises de colère peuvent commencer dès 12-15 mois, mais elles deviennent plus fréquentes et intenses entre 18 et 36 mois. Elles diminuent généralement progressivement après 3-4 ans, lorsque le langage et les capacités de régulation émotionnelle se développent. Chaque enfant évolue à son rythme.

Mon enfant fait des crises plusieurs fois par jour, est-ce inquiétant ?

Plusieurs crises par jour peuvent être normales pendant cette phase développementale, surtout si elles sont de courte durée (5-15 minutes) et déclenchées par des frustrations classiques. Surveillez toutefois : si les crises durent très longtemps (plus de 30 minutes régulièrement), si votre enfant se blesse ou blesse les autres systématiquement, ou si les crises s’accompagnent d’un retrait relationnel important, parlez-en à votre pédiatre.

Faut-il céder pour arrêter la crise ?

Non. Céder pendant une crise envoie le message que la crise est un moyen efficace d’obtenir ce qu’on veut. Votre enfant apprendra alors à reproduire ce comportement. Restez ferme sur la limite posée tout en accompagnant l’émotion avec bienveillance. La cohérence éducative est essentielle : “Je comprends que tu sois en colère, mais la réponse reste non.”

Les crises en public sont humiliantes, comment gérer le regard des autres ?

Les crises en public sont particulièrement éprouvantes à cause du jugement perçu. Rappelez-vous que tous les parents passent par là. Concentrez-vous sur votre enfant, pas sur les regards. Si nécessaire, déplacez-vous dans un endroit plus calme. Et répétez-vous : “Je suis un bon parent qui accompagne un enfant en développement normal.” L’opinion des inconnus ne définit pas votre qualité de parent.

Quand consulter un professionnel ?

Consultez un pédiatre, psychologue ou pédopsychiatre si : les crises sont extrêmement violentes et mettent en danger l’enfant ou l’entourage, elles durent très longtemps (plus d’une heure régulièrement), elles s’accompagnent d’un retard de développement global, votre enfant semble très malheureux en dehors des crises, ou si vous vous sentez dépassé et en souffrance. Demander de l’aide est une force, pas une faiblesse.

Conclusion

Les crises de colère entre 18 et 36 mois sont une étape difficile mais essentielle du développement de votre enfant. Elles ne sont ni un échec éducatif, ni un caprice manipulateur, mais l’expression normale d’un cerveau en pleine construction qui apprend à gérer des émotions intenses.

En comprenant les mécanismes cérébraux et émotionnels derrière ces crises, en anticipant les situations à risque, et en adoptant une posture bienveillante et contenante pendant les tempêtes émotionnelles, vous offrez à votre enfant bien plus qu’une simple gestion de crise : vous lui enseignez, jour après jour, les fondations de la régulation émotionnelle qui lui serviront toute sa vie.

Rappelez-vous que cette phase passera. Votre patience, votre constance et votre amour inconditionnel sont les plus beaux cadeaux que vous puissiez offrir à votre tout-petit pendant cette période intense. Vous faites un travail formidable.

💚 Vous souhaitez aller plus loin ? Découvrez notre guide complet sur le développement émotionnel de l’enfant de 0 à 3 ans et nos conseils pour communiquer avec bienveillance avec votre tout-petit.

📚 Sources et ressources complémentaires

 

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