Jouets en Plastique : Les Perturbateurs Endocriniens à Éviter
GUIDE PRATIQUE | Temps de lecture : 13 minutes | par Jade Perrin
📋 Plan de l’article
1. Un vide réglementaire à connaître
• Les perturbateurs endocriniens, une catégorie non couverte comme telle
• Ce qu’une étude de l’Anses a révélé
• La France, seule à interdire le bisphénol A dans la puériculture
2. Le piège de la fausse bonne solution
• Le bisphénol A remplacé par des cousins tout aussi problématiques
• Les phtalates, cachés dans le plastique souple
• Les métaux lourds, une autre source de vigilance
3. Les réflexes concrets à adopter
• Se méfier du plastique souple et des jouets gonflables
• Le marquage CE, un minimum, pas une garantie
• Attention au greenwashing des jouets « éco-conçus »
Après notre article sur les jouets en bois, penchons-nous sur le plastique : un vide réglementaire persiste concernant les perturbateurs endocriniens, et certaines solutions présentées comme sûres cachent parfois des risques similaires. Voici ce qu’il faut vraiment savoir.
Cet article détaille le vide réglementaire à connaître sur les perturbateurs endocriniens, le piège de la fausse bonne solution, et les réflexes concrets à adopter.
Cette réflexion complète naturellement notre article sur l’alimentation pendant la grossesse, où les perturbateurs endocriniens font déjà l’objet d’une vigilance particulière.
1. Un vide réglementaire à connaître

Les perturbateurs endocriniens, une catégorie non couverte comme telle
Vérité fondamentale : selon WECF France, la catégorie « perturbateurs endocriniens » n’est pas couverte en tant que telle par la directive européenne Sécurité des jouets, bien que certains composés spécifiques, comme certains phtalates ou le bisphénol A, soient réglementés pour leurs effets néfastes reconnus.
Ce qu’une étude de l’Anses a révélé
Astuce : selon WECF France, une étude publiée dans la revue Plos One, menée conjointement par l’Anses et l’Agence autrichienne pour la promotion de la recherche, a testé 18 jouets destinés aux tout-petits (livres de bain, anneaux de dentition, poupées, figurines) et détecté du bisphénol A ainsi que d’autres substances non identifiées présentant une activité hormonale.
La France, seule à interdire le bisphénol A dans la puériculture
Affirmation clé : selon Marques de France, la France est le seul pays de l’Union européenne à avoir interdit spécifiquement le bisphénol A dans les articles de puériculture, au-delà du cadre réglementaire européen commun.
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2. Le piège de la fausse bonne solution

Le bisphénol A remplacé par des cousins tout aussi problématiques
Vérité universelle : selon Chou du Volant, l’Anses a identifié que les substituts du bisphénol A, comme le bisphénol B, présentent des propriétés hormonales similaires. Le bisphénol B a d’ailleurs été reconnu comme perturbateur endocrinien pour l’être humain par l’Anses elle-même.
Les phtalates, cachés dans le plastique souple
Astuce : selon Chou du Volant, plus un plastique est mou et flexible (PVC souple, vinyle), plus il contient généralement de phtalates. On les trouve notamment dans les anneaux de dentition, figurines en vinyle, poupées souples et jouets de bain mou.
Les métaux lourds, une autre source de vigilance
Affirmation clé : selon Jolihuit, les colorants synthétiques des plastiques, peintures et feutres peuvent contenir du nickel, du cadmium ou du plomb, des métaux cancérigènes et neurotoxiques susceptibles de causer des troubles du développement chez l’enfant.
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3. Les réflexes concrets à adopter

Se méfier du plastique souple et des jouets gonflables
Vérité fondamentale : pour les objets fréquemment portés à la bouche (anneaux de dentition, jouets de bain), privilégiez les alternatives déjà évoquées dans notre article sur les jouets en bois, moins concernées par les plastifiants du plastique souple.
Le marquage CE, un minimum, pas une garantie
Astuce : le marquage CE reste un prérequis, mais il ne couvre pas spécifiquement la catégorie des perturbateurs endocriniens comme telle. Croisez toujours ce marquage avec une vigilance personnelle sur la composition affichée.
Attention au greenwashing des jouets « éco-conçus »
Affirmation clé : selon Jolihuit, une mention floue du type « éco-conçu » ou un emballage vert peuvent laisser penser à tort qu’un produit est naturel. Les fabricants qui font vraiment l’effort de proposer des jouets non nocifs sont généralement fiers de le préciser clairement, en cohérence avec les critères déjà évoqués dans notre article sur les produits de soin naturels pour bébé.
❓ Questions fréquentes sur les jouets en plastique et les perturbateurs endocriniens
Q1 : Les perturbateurs endocriniens sont-ils interdits dans les jouets ?
Réponse : pas en tant que catégorie. Seuls certains composés précis, comme certains phtalates ou le bisphénol A, sont spécifiquement réglementés.
Q2 : Un jouet « sans BPA » est-il forcément sûr ?
Réponse : pas nécessairement. Certains substituts au BPA, comme le bisphénol B, présentent des propriétés hormonales similaires selon l’Anses.
Q3 : Où trouve-t-on le plus souvent des phtalates dans les jouets ?
Réponse : dans les plastiques souples comme le PVC ou le vinyle : anneaux de dentition, figurines souples, poupées et jouets de bain mou.
Q4 : La France a-t-elle des règles plus strictes que le reste de l’Europe ?
Réponse : oui, elle est le seul pays de l’UE à avoir interdit spécifiquement le bisphénol A dans les articles de puériculture.
Q5 : Comment éviter le greenwashing sur les jouets ?
Réponse : méfiez-vous des mentions floues comme « éco-conçu » sans précision, et privilégiez les fabricants qui détaillent clairement leur composition.
Conclusion : une vigilance mesurée, pas une psychose
Le vide réglementaire entourant les perturbateurs endocriniens dans les jouets en plastique mérite d’être connu, sans pour autant tomber dans la panique. Se méfier des plastiques souples, ne jamais se fier aveuglément à un simple « sans BPA », et privilégier des alternatives comme le bois pour les objets portés à la bouche restent des réflexes simples et efficaces.
Croisez toujours les informations disponibles, et n’hésitez jamais à contacter le fabricant en cas de doute sur la composition exacte d’un jouet. Ces réflexes rejoignent ceux déjà évoqués dans notre article sur la parentalité zéro déchet, et complètent utilement votre liste de naissance.
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